La CFDT cède encore face au gouvernement et tue dans l'œuf tout espoir de succès pour la journée d'action du 29 janvier 2009 :

Publié le par gafreddy

 

Alors que les lycéens et lycéennes descendent de nouveau dans la rue, que la CGT et la CFDT ont refusé de signer la convention d'assurances chômage pour préparer la grande journée de revendication du 29 janvier 2009, la CFDT, fidèle à sa politique de « collaboration » annonce qu'elle va signer la convention d'assurances chômage la rendant ainsi applicable.


Comment expliquer une telle singularité ?


Certainement pas la qualité de la convention d'assurances chômage en question puisque celle-ci privilégie la baisse des cotisations au détriment de la meilleure prise en charge des demandeurs d'emploi.

De même, ce n'est pas pour le bien des demandeurs d'emploi titulaires de l'ASS puisque ceux-ci sont exclus du versement de la prime de solidarité inscrite dans le décret du 19 décembre 2008.

Ce n'est pas non plus pour le bien être des salariés dont les récentes élections prudhommales ont montré le peu de crédit qu'elle accorde à cette confédération syndicale.


Non, la réalité est que la CFDT veut être l'interlocutrice privilégiée voir unique du gouvernement dans le but d'obtenir de la considération et des avantages matériels puisque grâce à elle le Président va pouvoir continuer à imposer ses réformes comme le Pôle Emploi, la rupture conventionnelle du contrat de travail, la fin des 35 heures et le travail le dimanche.


Alors qu'il suffisait de refuser de signer la convention pour négocier de nouveau en position de force après la journée unitaire du 29 janvier 2009, la CFDT a préféré céder au gouvernement lui donnant ainsi toute latitude pour poursuivre ses réformes destructrices comme le travail du dimanche qui reviendra à l'Assemblée grâce à la reculade de ce syndicat.


La confusion des pouvoirs entre les mains d'un seul homme est donc total, puisque outre la majorité au Parlement le chef de l'État dispose de la CFDT pour faire valider toute ses réformes sociales.


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