C'est fait, la CFDT est la seule organisation syndicale de salariés à signer la nouvelle convention d'assurance chômage :

Publié le par gafreddy

 Avec le refus de la CGC de signer la nouvelle convention d'assurance chômage, la CFDT se trouve seule avec les organisations patronales pour signer et appliquer ce texte.


Cet état de fait, outre qu'il pose clairement la question du positionnement de la CFDT vis à vis du corps social et du gouvernement, crée de nouveau une insécurité qui va à l'encontre de la « fléxisécurité » souhaitée par tous et donne une image désastreuse du dialogue social et de la gestion par les partenaires sociaux de l'assurance chômage.


Ainsi, depuis les réformes voulues et adoptées par l'UMP avec le soutien express ou tacite des syndicats, un seul syndicat salarié peut signer et provoquer l'application de l'assurance chômage sauf si la majorité des autres si opposent, le gouvernement pouvant aller contre cette opposition pour agréer et faire appliquer la convention.


Comment des salariés qui ont déjà vécus l'épisode des « recalculés » de l'assurance chômage en 2002et 2003, peuvent ils comprendre ces dispositions et avoir confiance dans l'indemnisation du chômage ?


Alors que l'objectif était de rassurer les salariés en améliorant la prise en charge par l'assurance chômage dans le but de dédramatiser les pertes d'emplois et de maintenir la consommation, l'acceptation par la CFDT de la baisse des cotisations chômages au mois de juillet a de nouveau fait dévier l'assurance chômage de sa vocation première, à savoir rassurer les salariés victimes d'un licenciement sur leur avenir.


La CFDT en acceptant de réformer les retraites, de valider la rupture conventionnelle du contrat de travail et l'allongement de la période d'essai et en acceptant la primauté de la baisse des cotisations sur l'amélioration de la prise en charge des demandeurs d'emploi contribue à inquiéter le corps social sur son avenir et empêche toute reprise effective de la consommation et donc de relance de l'économie.


La zone euro va connaître, selon la Commission de Bruxelles, la pire année économique de son histoire avec une remontée du chômage pouvant aller au-delà de 10 % de la population active. Dans ce contexte, la France n'a pas besoin d'un syndicat qui, pour se singulariser, n'hésite pas à aggraver la situation de ceux dont l'emploi est menacé et dont il prétend défendre les intérêts.

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