Sanctions contre le droit de grève : la chasse aux sorcières menée par l'UMP s'amplifie :

Publié le par gafreddy

La Voix du Nord de ce 27 janvier 2009 relate que cinq maires communistes du Nord Pas de Calais sont poursuivies en justice pour refus d'organisation de service minimum démontrant ainsi la chasse aux sorcières et la répression organisée par l'Etat contre les opposants à sa politique.


Ainsi, après avoir créé la loi sur le service minimum pour pouvoir poursuivre en justice les élus de l'opposition, l'UMP profite de la réforme de la Constitution, adoptée à une voix, près pour réduire le droit à la parole des parlementaires de l'opposition et prépare une réforme des collectivités territoriales dans le but de réduire le nombre et l'influence de ces institutions où la gauche est majoritaire. Enfin, dans le cadre d'un nouveau découpage des circonscriptions électorales fait directement par le gouvernement par ordonnance il va être entériné la suppression de 3 députés pour le Nord Pas de Calais et 3 députés pour l'Ile de France, régions où ils subsistent des élus communistes.


Cependant, l'échec de la négociation sur la convention assurance chômage aujourd'hui avérée (malgré le soutien constant de la CFDT) et à l'avant veille d'une journée de grève nationale qui s'annonce particulièrement suivie, l'UMP veut s'en prendre directement aux représentants syndicaux en créant des sanctions contre « les abus de droit de grève » tout en visant directement le syndicat « sud rail » et en ayant en point de mire la loi sur le travail du dimanche que le gouvernement veut imposer au pays.


La dérive totalitaire de notre pays est tellement évidente qu'il est incompréhensible que des élus non directement UMP comme les membres du Parti Radical ou ceux du Nouveau Centre puissent cautionner une telle dérive en continuant à voter tout ce qu'on leur demande de voter.


Le 29 janvier plus que les conditions de travail ce sont bien nos libertés publiques qui sont l'enjeu de la journée de mobilisation organisée par les syndicats de salariés et de fonctionnaires.


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