Le plafonnement des rémunérations des dirigeants d'entreprise : une fausse bonne idée

Publié le par gafreddy

 

La multiplication des divulgations du montant des bonus ou primes de départs versés aux dirigeants d'entreprises sous forme de « stock options » ou parachutes dorées engendrent la volonté de Nicolas Sarkozy et de sa majorité de plafonner ses avantages ou de les conditionner aux bons résultats de l'entreprise.


Cette démarche est une erreur, à la fois contre productive et paradoxale.


Contre productive dans la mesure où elle consiste encore une fois à tirer l'économie et les rémunérations vers le bas alors que le pays a besoin de création de richesse et d'investissements.


Paradoxale ensuite, car elle émane d'un Président de la République qui a doublé sa rémunération en s'installant et augmente son budget tous les ans. De même, cette volonté émane d'un parti politique (l'UMP) qui a instauré et revendique le bouclier fiscal et la rupture conventionnelle du contrat de travail.


En définitive, un simple retour en arrière par rapport à la politique « libérale » du gouvernement permettrait d'éviter le psychodrame de ses rémunérations indécentes en période de crise.


Trois mesures très simple pour « moraliser » mais surtout faire profiter la collectivité de ces rémunérations :


1) la non prise en compte de ces bonus et primes dans le cadre du bouclier fiscal;


2) une cotisation exceptionnelle de 20 % sur ces rémunérations au titre du remboursement de la dette sociale;


3) l'interdiction pour les entreprises distribuant de tels bonus et/ou primes de procéder à un
ou des licenciements économiques pendant un an à compter du versement de ces bonus ou primes.
    

La moralisation de l'économie revendiquée par l'UMP suppose simplement de revenir sur certaines dispositions adoptées par ce parti qui ne parvient pas à adapter sa politique aux circonstances économiques.

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