La société civile s'oppose de plus en plus souvent au politique

Publié le par gafreddy

 

La pétition de personnalités du monde de la culture et de la science contre la légalisation de la gestation pour autrui, n'est qu'une nouvelle manifestation de l'opposition de la société civile au monde politique censé représenter l'ensemble des citoyens.


Si cette forme de pression et de revendication n'est pas nouvelle, elle se multiplie et concerne de plus en plus les « élites » de la population. Ainsi, tant dans le monde judiciaire au-travers de la réforme de la carte judiciare, le monde universitaire et de la recherche, le monde culturel, le monde scientifique les mainfestes, plaidoyers et pétitions se multiplient et concerne les plus hautes fonctions de notre société.


Cette opposition de la société civile traduit un divorce grandissant entre la représentation politique de la société et des citoyens aggravant le risque de réactions violentes faute de représentation crédible dans les instances du pouvoir.


En effet, de plus en plus de citoyens ont le sentiment de ne pas être représentés au Parlement et au gouvernement, mais surtout, qu'en raison de la concommiotance entre la majorité présidentielle et la majorité parlementaire, les députés d'opposition sont inutiles et dans l'impossibilité de peser réellement sur les décisions prises.


Ce phénomène va s'accentuer du fait que depuis la réforme du quinquennat, le principe de la concommitance entre l'élection présidentielle et les élections législatives sont inscites dans la Constitution. Autrement dit, pendant 5 ans la repésentation politique de la société est figée, empêchant toute évolution de la représentation au rythme des évolutions sociétales. De plus, cette forme de représentation contraint le citoyen à devoir confier la totalité des pouvoirs à un seul homme ou une seule femme et sa majorité, même s'il est en désaccord profond avec une ou des prises de position de ce parti sur telle ou telle réforme.


Les conséquences de ce défaut majeur de représentation de la société civile sont de deux ordres : la montée des extrêmes dans les classes populaires et myennes et plus particulièrement de l'extrême gauche puisque c'est la droite qui monopolise les pouvoirs, et une abstention de plus en plus forte dans les classes supérieures et élites du pays et chez les plus jeunes.


Cette tendance avantage la droite et l'UMP dont l'électorat est compsé en majorité de citoyens plutôt agés et attachés au droit de vote et fortement mobilisé. Cependant, à moen terme, elle conduit inexorablement à un nouveau « mai 1981 » sur la base d'un agglomérat de mécontentements sociaux et d'abstentions d'électeurs se sentant trahis.


Plus qu'ailleurs, en France l'Histoire se répète.

 

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