Michelin – Fillon ou la politique de la « terre brûlée »

Publié le par gafreddy

 Ce week-end François Fillon était présent dans le standd Peugeot pour assister au 24 heures du Mans et au succès de la marque du lion et de l'équipementier de pneus Michelin.

Toutes les personnes qui ont vibré pour ce triomphe de la technologie française et qui soutiennent dans les urnes et les sondages l'action du gouvernement de François Fillon et de Nicolas Sarkozy peuvent être fier d'annoncer aujourd'hui les fruits de ce soutien : Michelin annonce la suppression de 1093 postes en France, la mise en place d'un plan de départ volontaire de 1.800 salariéss et la fermeture de l'usine de Noyelles-les-Seclin dans le Nord de la France.


Bien entendu il n'y a aucun licenciement. Grâce à la légalisation des départs volontaires faites par le gouvernement Fillon, les salariés vont être invités à une « rupture amiable, conventionnelle de leur contrat de travail ».


Bien entendu l'Etat justifie cette démarche par les nécessités de restructuration industrielle et les effets de la crise économique, ce qui n'est pas le cas de tous les secteurs et notamment celui de la production des œuvres culturelles. En effet, les artistes ne sont nullement victimes de la crise économique ou de l'avènement du numérique, ils sont les victimes des internautes délinquants qui

téléchargent sans vergognes les œuvres majeures de nos artistes dont la qualité des œuvres ne seraient être remis en cause, ni la durée excessive de protection des œuvres (70 ans après le décès du réalisateur, du scénariste et de l'auteur de la musique pour un film par exemple).


Pour les artistes ont se bat envers et contre tout, on méprise les droits de l'Homme et on met en place des sanctions pénales destinées à traiter tous les français comme les vils délinquants qu'ils sont.


En revanche, pour les salariés et ouvriers d'usines le gouvernement ne peut rien faire. Tout au plus va-t-il étudier comment assurer le reclassement de ceux, comme à Noyelles-les-Seclin, dont on transforme leur ville en désert industriel où les emplois disparaissent plus vite que les espèces animales ou végétales dans le monde pourtant victimes de l'urbanisation, du réchauffement climatique et de la sur-exploitation.


Pendant ce temps l'Elysée aura dépensé en 2008 plus de 113 millions d'euros dont 475.000 pour la seule garden party du 14 juillet ( « Transparence du budget de l'Elysée: promesses non tenues » René Dosière).


Mais après tout si les français sont pour cette politique...

 

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