Elections prudhommales : l'échec cinglant des syndicats « réformistes »

Publié le par gafreddy

 

Le très faible taux de participation des salariés aux élections prudhommales et le nouveau recul de la CFDT démontrent l'échec de la politique réformiste des syndicats qui perdent de plus en plus de crédibilité tant au niveau collectif qu'individuel vis à vis des salariés.


Sur le plan collectif d'abord les syndicats sont passés de la défense des salariés à la collaboration avec les gouvernements laissant le champs de la contestation aux jeunes. Ainsi, la signature de la CFDT pour la réforme des retraites aposée par Nicole Notat est le point de départ du déclin du syndicalisme salarié. Excepté la CGT (seul syndicat en progression lors de ses élections), les autres syndicats comme FO ou la CFTC ce sont joints à la CFDT pour accepter ou laisser faire toutes les réformes voulues par les gouvernements. Des réformes des retraites en passant par les heures supplémentaires et surtout le Contrat Nouvelle Embauche, les syndicats ce sont toujours laisser faire, embourgeoisés par un système qui les rend complices de ces actions..


Le Contrat Nouvelle Embauche est le parfait symbole de l'inefficacité totale des syndicats incapable d'empêcher le vote et la mise en place du CNE là où les jeunes, spontanément et sans calcul ont réussi à obtenir le retrait du CPE.


La signature de l'accord sur la modernisation du contrat de travail validant la rupture conventionnelle du contrat de travail rendant plus facile les plans sociaux actuels est l'aboutissement de la logique « réformiste » des syndicats incapable de se mobiliser de façon unitaire.


Comment trouver crédible des syndicats qui préfèrent passer les fêtes au chaud pendant l'adoption de la loi sur le travail du dimanche là où les jeunes n'hésiteraient pas à descendre dans la rue et à occuper la rue !


Mais ce n'est pas seulement sur le terrain de l'action collective que les syndicats sont discrédités mais aussi sur le terrain prudhommale lui même.


En effet, pendant tout le débat sur le CNE puis sur la modernisation du contrat de travail les syndicats ont laisser faire croire que les conseils des prud'hommes étaient plus favorable aux salariés qu'aux employeurs (d'où la mobilisation plus forte chez les employeurs) acceptant ainsi un allongement de la période d'essai et la rupture conventionnelle du contrat de travail. Or, non seulement ceci est complètement faux mais le spectacle donné par les audiences prudhommales démontre la transparence des conseillers des salariés et la soumission des juges prudhommaux au dictat des avocats.


Ainsi, avant même le début d'une audience prudhommale les avocats se mettent en avant s'installant en fonction de leur hiérarchie sans qu'aucun délégué syndical représentant un ou des salariés n'aient sa place. Puis une fois l'audience qui débute c'est la lecture du rôle par le Président du Conseil. En face de lui un avocat répond pour ses confrères qu'ils demandent un report ce qui est systématiquement accordé montrant ainsi que ce sont les avocats qui mènent la procédure. En revanche, pour qu'un délégué syndicale représentant un salarié puisse obtenir un report ou contester une demande de report non seulement il doit être présent mais le Président va lui demander la preuve qu'il représente bien le salarié en question et de fournir la procuration et le mandat qu'il doit avoir avec lui.


L'indigence des délégués représentant les salariés et l'incapacité des juges prudhommaux à résister à la prise de pouvoir de fait des avocats sur les audiences prudhommales ont un effet dévastateur vis à vis des salariés présents mais aussi sur ceux auxquels il sera fait le récit de l'audience.


Il est utile de rappeler qu'il est pratiquement impossible d'obtenir sa ré-intégration aux prud'hommes en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse et que la fermeture effective de nombreux Conseils de Prud'hommes au 01 janvier 2009 illustrent d'autant plus la faiblesse des syndicats aux yeux des salariés.


Trop occuper à préparer leurs réveillons les syndicats de salariés vont laisser passer le vote de la loi sur le travail du dimanche en programmant une action en janvier 2009 quand tout sera terminé.


Que restera-t-il des syndicats aux prochaines élections prudhommales si elles ont lieu ?

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memel45 20/01/2009 21:02

Dès fois, on pourrait se poser la question
"à quoi servent les syndicats" surtout dans la fonction publique....LA PREUVE
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